Le maire de Paris – Emmanuel Grégoire – a dit : “Les climatisations individuelles je suis contre car climatiser son appartement c’est réchauffer celui du voisin”
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https://rmc.bfmtv.com/actualites/politique/le-maire-de-paris-emmanuel-gregoire-s-oppose-a-la-climatisation-c-est-choquant-deplore-emma-dancourt_AV-202607060578.html
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La position exprimée sur les climatisations individuelles alors que le gouvernement déclenche le plan 0rsec “chaleur extrême”, paraît être une erreur politique.
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Cette contradiction entre une déclaration idéologique et une réalité d’urgence sanitaire rend la position du maire risquée.
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En pleine activation du plan “chaleur extrême”, la priorité des autorités est de prévenir les risques de santé (déshydratation, hyperthermie, etc.). Prôner l’abandon de la climatisation à ce moment précis peut ainsi être perçu comme une mise en danger des citoyens, transformant une posture écologique en un risque sanitaire.
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Il est également risqué de rendre le citoyen responsable d’une situation qu’il ne peut pas changer seul. En déclarant que “climatiser, c’est réchauffer le voisin”, on déplace le conflit vers la sphère privée et les relations de voisinage. La stratégie de “faute” ne résout rien et dégrade le lien social.
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Cette stratégie de culpabilisation peut être rejetée par l’opinion publique et peut être perçue comme un déclin technologique.
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Une vision politique ambitieuse ne devrait pas nous enjoindre à la résignation thermique, mais catalyser la recherche pour inventer, enfin, une rupture technologique capable de refroidir nos espaces sans réchauffer ceux des autres.
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Le rôle des pouvoirs publics est d’investir :
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– dans l’innovation pour concevoir les solutions de demain, aussi indispensables que respectueuses de l’environnement,
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– dans la recherche technologique pour résoudre le problème par le haut (le progrès technique) plutôt que par le bas (la privation)
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Le progrès ne se décrète pas par la contrainte, il s’invente par l’innovation.